Merci pour le rêve, Rue Frontenac!

Moment noir pour le journalisme indépendant. Devant la tournure des négociations avec un potentiel investisseur, les artisans et artisanes de Rue Frontenac ont quitté le journal web en bloc vendredi, récupérant au passage leurs droits d'auteur et laissant le site web vide de tout contenu.

25 mois gris et un jour noir

Ce soir, le vote a tranché: 64,1% des lock-outé(e)s du Journal de Montréal ont sonné la fin du conflit. 63 personnes, dont 24 pour couvrir l'actualité, reprendront le travail. Les autres? Beu-bye.

Lock-out, deuxième anniversaire

Ce soir, à 00h35 exactement, le conflit de travail au Journal de Montréal en arrivera à son deuxième anniversaire. Deux ans sur le trottoir, le plus long conflit au Québec dans le monde des médias et au Canada dans le monde de la presse écrite.

Exclusivité du 24 Heures dans le métro: y’a pas le feu!

La STM a annoncé aujourd'hui qu'elle accordait au journal 24 Heures le droit exclusif de distribuer dans les stations de métro, envoyant ainsi le concurrent Métro sur le trottoir. Vous en faites un plat? Pas moi. Note: Dans ce billet, je prends la défense de Quebecor. Lisez à vos risques et périls. Je ne suis pas responsable des chocs nerveux.

Boycottons Lozeau

Saviez-vous que le magasin Lozeau achète de l'espace publicitaire dans le Journal de Montréal? Par solidarité avec les lock-outé(e)s, je boycotterai Lozeau jusqu'à la fin du conflit de travail ou jusqu'à ce que Lozeau cesse d'annoncer dans le Journal de Montréal.

MaChouette gagne du temps

On attendait depuis plus d'un an l'avis de la Cour Suprême dans le dossier opposant le journaliste Daniel Leblanc à la compagnie Polygone, éclaboussée lors du scandale des commandites. Le verdict: les sources peuvent être protégées au cas par cas, et on retourne en Cour Supérieure.

Potins et politique enfin réunis

Imaginez la Une du Journal de Montréal montrant la rupture d'un couple de politiciens, comme sur le 7 Jours ou sur Le Lundi... oups, c'est vraiment sur la Une du Journal de Montréal!

Aubry et Duclos frappent encore!

Le Conseil de presse a retenu une plainte à l'encontre du Journal de Québec, qui a publié une photo où un individu s'est reconnu alors qu'il n'a pas consenti à l'utilisation de son image.

Cyberpresse et le respect des licences Creative Commons

Cyberpresse aurait-il violé une licence Creative Commons?

En me promenant sur la page d’accueil du journal en ligne, je suis tombé sur l’article «L’aéroport City Center de Toronto devient Billy Bishop», dans la section Affaires. Allez savoir pourquoi je l’ai ouvert, car le sujet ne m’intéresse pas particulièrement.

Mais sous la photo qui accompagne l’article, il y a la mention «Photo jamiegreen08, Flickr». Une petite recherche m’a rapidement mené à cette photo, intitulée «Porter» et effectivement prise par un certain jamiegreen08. La photo est protégée par une licence Creative Commons BY-NC-ND 2.0, qui interdit l’utilisation commerciale de la photographie.

Si Cyberpresse ce n’est pas du commercial… J’ai avisé le photographe via la zone de commentaires sous la photo. J’ai hâte de savoir la suite!

J’espère juste qu’il n’a pas donné son âme au diable en donnant la permission à une organisation aussi rentable que la Power Corporation d’utiliser une de ses photos gratuitement…

Mise à jour 2 [25 mars 2011]: J’ai récemment appris que non, Cyberpresse n’a pas violé la licence Creative Commons. Car même si on peut dire que Cyberpresse fait le commerce de l’information, ça demeure une utilisation éditoriale, ce qui n’est pas interdit par les licences Creative Commons non-commerciales.
Mise à jour 1: J’ajoute une capture d’écran, au cas où la photo serait retirée.