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Pierre-Luc Daoust

Bienvenue dans ma petite maison virtuelle, là où je vous expose mes différents projets. Jeux vidéos, photographie, journalisme, vélo, pis sans doute d'autres trucs: voilà ce que vous retrouverez ici. :-)

Sur Facebook, un groupe ou une page?

Les photographes, tant professionnels qu’amateurs, sont de plus en plus nombreux à faire acte de présence sur le réseau social Facebook. L’utilisation des pages, une sorte de profil spécial pour les artistes, entreprises et autres, semble s’imposer pour se faire connaître sans pour autant dévoiler le contenu de son profil personnel. Pourtant, les groupes, dont certains prédisent la mort, peuvent aussi se montrer utiles aux photographes.

Alors, entre un groupe et une page, que choisir?

Avant d’aller plus loin, je tiens à préciser que j’écris ce billet en considérant que l’utilisateur a fait le choix de publier des photographies sur Facebook. Les conditions d’utilisation du site sont en effet plutôt louches quant au contenu qu’on y publie. Avant d’y téléverser quoi que ce soit, assurez-vous d’avoir lu les conditions d’utilisation et de réfléchir à l’importance que les clauses litigieuses ont à vos yeux.

Les pages, le choix qui semble évident

Les pages Facebook sont vite devenues populaires car elles permettent d’avoir l’équivalent d’un second profil avec les mêmes fonctionnalités qu’un profil d’utilisateur. Les autres peuvent ensuite devenir adeptes de notre page. Tout comme sur un profil, on peut téléverser des photographies et les classer dans des albums. On peut donc facilement se constituer un portfolio bien classé, que nos adeptes peuvent librement commenter. Le contenu que vous ajoutez à une page apparaitra d’ailleurs sur la page d’accueil de tous vos adeptes, ainsi leur attention sera attirée vers vos oeuvres bien plus facilement.

Les pages vous démontreront toutefois leur limite si vous aimez interagir avec les autres pages, les événements et les groupes. En effet, ces différents items offrent la possibilité aux utilisateurs d’y attacher des photos provenant de leurs albums. Mais ces photos ne peuvent provenir que des albums du profil de l’utilisateur, et non des albums des pages qu’il administre. Par exemple, si vous publiez sur votre page les photos d’un spectacle de votre musicien favori, vous ne pourrez pas joindre ces photos à la page de ce musicien. Vous vous verrez forcé d’ajouter ces photos à votre profil, et donc de les dédoubler et disperser leurs commentaires entre leurs différents exemplaires.

Les pages sont donc des profils isolés du reste du monde facebookien.

Également, les pages n’offrent aucune possibilité d’avertissement aux administrateurs suite à la publication d’un commentaire ou d’un message sur le babillard, par exemple. Ce qui signifie que pour prendre connaissance des nouveaux commentaires laissés sur vos photos, vous devez purement et simplement faire le tour de vos albums. Rien de plus rapide n’est offert aux administrateurs d’une page.

Ça existe encore, des groupes?

À première vue, les groupes sont assez désuets. Leur plus gros défaut est que le contenu qu’on ajoute à un groupe n’apparaitra pas sur la page d’accueil de ses membres, à moins que ce ce contenu ait été ajouté par des amis de ces membres. Autant cette fonction permet d’éviter d’inonder la page d’accueil des membres de groupes très actifs, autant il serait bien que le contenu ajouté par les administrateurs du groupe figure sur les pages d’accueil de tous les membres. Car présentement, à moins d’avoir recours à la messagerie privée, un groupe rejoint difficilement ses membres.

Là où les groupes trouvent leur avantage, c’est pour la gestion des photographies. Vous ajoutez les photos dans les albums de votre profil, et ensuite, vous joignez certaines de ces photos au groupe, constituant ainsi un portfolio contenant une sélection de vos meilleurs clichés. Ces photos peuvent ensuite être ajoutés à d’autres groupes, des événements ou même des pages, et leurs commentaires les suivront partout où elles apparaissent. Lorsque quelqu’un aimera ou commentera une photo, vous serez averti automatiquement par Facebook puisque la photo est publiée avant tout sur votre profil.

Malheureusement, il est impossible de trier les photos d’un groupe en albums.

Les groupes présentent également comme limitation l’impossibilité d’envoyer un message aux membres si leur nombre excède 5000. Une page, quant à elle, peut envoyer une mise à jour à tous ses adeptes même si elle en a quarante-douze millions.

Mais alors, que choisir?

À l’heure actuelle, les groupes ne présentent d’avantages réels que si vous aimez interagir avec les autres groupes et pages. Avec de la chance, Facebook les améliorera dans ses prochaines mises à jour. Les groupes ont d’ailleurs subi une petite cure de jeunesse récemment, car ça ne fait pas longtemps que du contenu de groupe peut apparaître sur les pages d’accueil. Il y a donc lieu de garder espoir!

Si, dans le cas contraire, vous préférez n’interagir qu’avec vos adeptes, sans aller chercher de visibilité directe ailleurs sur Facebook, optez sans hésiter pour une page. Elle vous offrira si peu d’inconvénients que vous ne les verrez même plus.

Écouter les paroles d’un centre communautaire abandonné

Montréal regorge d’édifices abandonnés, surtout dans les anciens quartiers industriels. J’en ai visité un aujourd’hui avec ma soeur, l’ancien Centre communautaire des noirs, dans la Petite-Bourgogne. Il ne semble pas y avoir beaucoup d’informations à son sujet sur Internet, malheureusement. Pourtant, ce qu’il en reste regorge d’histoire et de vie!

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Dès notre entrée dans l’édifice, l’état des lieux est frappant. Le plancher poussiéreux et brisé un peu partout, les tapisseries déchirées, les fenêtres brisées, mais surtout, le silence. Un silence de mort, celle du centre communautaire. La plupart des salles n’ont pas été complètement vidées, quelques tables et chaises ont été laissées ici et là, des livres, mais aussi des objets de plus grande envergure tels que deux pianos.

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Le centre, haut de quatres étages et un sous-sol, comportait plusieurs salles de spectacle avec scènes. Au troisième étage se trouve un gymnase. Les cerceaux de deux paniers de basketball y sont encore présents, toujours invitant à y lancer un ballon. Le plancher a gonflé en plusieurs endroits, de longues bosses le montrent très bien. Attention où vous mettez les pieds!

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Le sous-sol est sans aucun doute l’endroit le plus troublant. On y distingue clairement une salle commune, avec plusieurs chaises, tables, et même une table de ping-pong repliée.

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Quelques petites pièces sont rattachées à cette grande salle, une a particulièrement attiré mon attention. Des livres, des livres, encore des livres! Des tablettes pleines d’encyclopédies, de vieux livres qui trainent un peu partout. Tant de savoir et de connaissance qu’on a abandonné là. Sur la troisième photo ci-dessous, le livre Graphics Programming in C date de 1988, selon Amazon.

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Avec la pauvreté et l’itinérance, l’abandon des bâtiments est un aspect que Montréal n’aime pas trop montrer. Une politique en matière d’inoccupation des édifices est légitime et nécessaire! Ces bâtiments ne demandent rien de mieux qu’à avoir une nouvelle vie, que ce soit comme simples abris, comme centres communautaires, comme services publics, amenez-en des idées! Si un édifice n’est plus occupé par son propriétaire, il devrait être redonné automatiquement à la collectivité. Rappelez-vous le tristement célèbre Squat Préfontaine, sur la rue Rachel à l’été 2001, ou encore l’occupation récente d’une ancienne manufacture par le Centre social autogéré de Pointe-Saint-Charles. Des individus, des familles, des organismes ont besoin de ces édifices.

Je conclus ce billet en vous invitant à lire un texte que Nathalie Petrowski (La Presse) a écrit quelque part après l’éviction du Squat par la police de Montréal. Vous pouvez aussi visionner le documentaire filmé dans les murs du Squat, vous y verrez une toute autre réalité que ce que les médias de masse vous ont montré.

Sushi

Si vous aimez les différentes espèces de poissons, l’Aquarium du Québec, à Québec, est une destination à visiter absolument.

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Libarté de stationnement

Lundi, petite escapade à Québec. À l’arrivée chez les Nordiques, pause toilettes, on se rend dans un centre commercial. Ce fut l’occasion de découvrir la culture Ville-de-Québecoise en matière de stationnement…

Libarté, man.

(Voudrais pas être le gars qui va devoir ouvrir sa portière sans la cogner contre l’autobus…)

Cyberpresse et le respect des licences Creative Commons

Cyberpresse aurait-il violé une licence Creative Commons?

En me promenant sur la page d’accueil du journal en ligne, je suis tombé sur l’article «L’aéroport City Center de Toronto devient Billy Bishop», dans la section Affaires. Allez savoir pourquoi je l’ai ouvert, car le sujet ne m’intéresse pas particulièrement.

Mais sous la photo qui accompagne l’article, il y a la mention «Photo jamiegreen08, Flickr». Une petite recherche m’a rapidement mené à cette photo, intitulée «Porter» et effectivement prise par un certain jamiegreen08. La photo est protégée par une licence Creative Commons BY-NC-ND 2.0, qui interdit l’utilisation commerciale de la photographie.

Si Cyberpresse ce n’est pas du commercial… J’ai avisé le photographe via la zone de commentaires sous la photo. J’ai hâte de savoir la suite!

J’espère juste qu’il n’a pas donné son âme au diable en donnant la permission à une organisation aussi rentable que la Power Corporation d’utiliser une de ses photos gratuitement…

Mise à jour 2 [25 mars 2011]: J’ai récemment appris que non, Cyberpresse n’a pas violé la licence Creative Commons. Car même si on peut dire que Cyberpresse fait le commerce de l’information, ça demeure une utilisation éditoriale, ce qui n’est pas interdit par les licences Creative Commons non-commerciales.
Mise à jour 1: J’ajoute une capture d’écran, au cas où la photo serait retirée.

Avec vue sur le pont, s’il vous plait

Un certain journal en lock-out 1 parlait hier d’un édifice à condos pour le moins étrange. Il est situé presque sous le pont Jacques-Cartier (carrément à côté de sa structure), coin René-Lévesque et De Lorimier. Selon l’article, son promoteur dit avoir tout vendu rapidement. J’me demande bien comment il a fait, ce coin est tellement repoussant!

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Pour ceux qui ne connaissent pas très bien cette intersection de Montréal, dites-vous que presque tous les véhicules qui sortent du pont pour se rendre au centre-ville passent devant ce bâtiment et tournent soit sur René-Lévesque, soit sur l’autoroute Ville-Marie (juste après René-Lévesque). Alors bonjour le traffic, le bruit et le CO2! Et ça, c’est sans compter le bruit qui vient du pont. J’espère, pour les futurs résidents, que le 300 000$ qu’ils ont payé inclut une insonorisation à tout casser…

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Avec vue sur le pont, s’il vous plait! Je sais que ce garde-fou est là pour les travailleurs qui construisent le bâtiment, mais il laisse un petit peu entendre qu’une terrasse pourrait y être installée… Beurk.

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On peut difficilement habiter plus proche du pont…

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Manquerait juste des fenêtres sur ce côté… pour une vue privilégiée sur le panneau publicitaire! «Hey mon ami, t’aime-tu ça te lever gaiement au chant des camions et accueilli par une grosse image de cellulaire à tous les matins? Ben viens acheter un condo!»

A présent qu’une telle folie s’est réalisée, j’ai hâte de voir qui sera le promoteur à avoir assez de couilles pour bâtir des condos sous la voie élevée de l’autoroute 40!

1) Oui, j’avoue, j’ai pris le temps de lire un article du Journal de Mourial sur Canoë alors que ses vrais artisans sont en lock-out. On ne m’y reprendra pas trop souvent, promis! 🙁

Filtrage d’un étrange parc

Il faut rendre à César ce qui est à César: Montréal a de très beaux parcs-natures. Celui du Cap-Saint-Jacques fait toutefois figure d’exception… saperlipopette qu’il n’est pas beau! Y’a même des voitures qui circulent dedans… M’enfin, malgré ça, y’a toujours possibilité d’en ressortir de belles images.

Bourses d’études et niaisage fédéral-provincial

Ahhhhh j’avais hâte de publier ces photos. Désolé pour le retard, je devais m’assurer de ne pas faire de cadeau à la police.

C’était le 2 décembre dernier. Dans la foulée de la création du Programme canadien de bourses d’études, l’Association pour une solidarité syndicale étudiante manifestait pour réclamer que le Québec reçoive sa part de l’argent investi. Les étudiant(e)s ont d’ailleurs obtenu gain de cause récemment à ce sujet, bien que Québec semble vouloir en prendre une partie pour payer la dette. Au programme, une marche et deux occupations: le hall d’entrée de l’Agence du revenu du Canada et le bureau de comté du ministre Bachand, sur Côte-des-Neiges.

Facebookiens et Facebookiennes, vous pouvez voir et commenter ces photos et quelques autres sur la page de l’événement, dans la section des photos.

Vingt heures d’auto-gestion dans Pointe-Saint-Charles

Puisque je vous ai parlé du Centre social autogéré (CSA) de Pointe-Saint-Charles dans mon précédent billet, je me rappelle que, oh quelle coincidence, je n’ai toujours pas publié le photo-reportage de l’éviction.

Il était une fois, en mai dernier, un CSA plein de gens motivés qui décida de s’installer dans une manufacture de chandelles abandonnée, sur la rue Saint-Patrick. Le propriétaire, apprenant la nouvelle, demanda à la police de vider la place. Ce qu’elle fit le lendemain, d’une façon assez violente, avant même de lire l’avis d’éviction, d’ailleurs. Les membres du CSA envoyèrent un message via Internet pour demander du renfort, mais comme Pointe-Saint-Charles ce n’est pas la porte d’à côté, j’ai manqué le gros de l’action.

Une promenade dans les rues du quartier commença. La Fanfare anarchiste s’occupait de l’ambiance, tandis que les policiers gardaient quelques yeux sur le groupe.

Ça ressemblait à une simple manifestations qui allait se finir dans un parc ou à une station de métro… mais non, SURPRISE! Le CSA avait prévu un plan B. Le travail reprit donc de plus belle dans un autre bâtiment abandonné…

… mais pas pour longtemps.

Au bout d’un moment rempli de courtoisie policière et de mots d’amour de la part des manifestant(e)s, la marche reprit jusqu’à la station de métro Lasalle, où un retour sur les deux journées et un petit discours d’on-se-reverra-au-prochain-épisode furent prononcés.